A qui s’adresse ce statut d’auto entrepreneur ?

 La loi de modernisation de l’économie (LME) ajoute une nouvelle pierre dans la législation sur la création, le développement et la transmission d’entreprise, avec l’instauration du statut de l’auto-entrepreneur. Sauf les secteurs agricoles qui en sont exclus, qu’il s’agisse de monter une activité commerciale, artisanale ou libérale, ce nouveau statut s’adresse à tous : étudiants, professions libérales (uniquement si elles relèvent du régime social des indépendant, pour la retraite. Inscription possible pour ces professions probablement à partir de Février ou mi-mars), salariés (emploi conservé tout en exploitant l’auto-entreprise), retraités, ventes sur internet, biens à la personne prestations services, etc… Petite réserve à propos des activités artisanales. Le 29 juin 2009, Herné Novelli, secrétaire d’Etat en charge du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la conseommation a déclaré être favorable à l’immatriculation des auto-entrepreneurs exerçant une activité artisanale, auprès du registre des métiers. En clair, les nouveaux artisans en auto entreprise pourront bénéficier des avantages du statut (seuil fiscal et télédéclaration) mais devront être inscrit à la chambre des métiers, contrairement aux autres activités. L’UPA (Union Professionnelle artisanale) a demandé que la qualification des auto-entrepreneurs et de tous les créateurs d’entreprises artisanales, soit vérifiée dès l’immatriculation (NDLR : pour exercer une activité nécessitant un diplôme, le créateur devra présenter la formation ou le justicatif professionnel) «il est préférable, ajoute l’UPA, y compris pour le porteur de projet, d’être informé avant de lancer son activité plutôt que de subir après coup la sanction du gendarme». Le statut d’auto entrepreneur est également autorisé pour les fonctionnaires. Il s’agit d’une révolution en France, puisque jusqu’à présent, ils n’étaient pas autorisés à exercer une activité lucrative privée de quelque nature que ce soit. Toutefois, ils ne pourront exercer que 2 années en auto entreprise (un an, reconductible une année suivante, après avis d’une commission). ensuite, ils devront choisir : rester fonctionnaire ou agent de la fonction publique, ou bien, continuer en auto entrepreneur (après cette période de 2 ans, le cumul ne sera plus donc possible. Complément sur ce point en cliquant ICI Un nouvel article 123-1-1 est ajouté du Code de commerce. En voici la teneur : « Art. L. 123-1-1. – Par dérogation à l’article L. 123-1, les personnes physiques dont l’activité principale est salariée ou qui perçoivent une pension de retraite, les fonctionnaires, agents non titulaires et ouvriers régis par le régime des pensions des établissements industriels de l’État, ainsi que les conjoints ou les personnes physiques ayant conclu un pacte civil de solidarité avec un assuré social et se trouvant à sa charge effective, totale et permanente, lorsqu’ils exercent une activité commerciale à titre complémentaire, sont dispensés de l’obligation de s’immatriculer au registre du commerce et des sociétés tant que leur chiffre d’affaires annuel reste inférieur à un seuil fixé par décret en Conseil d’État… (..) ” Le chiffre d’affaires annuel ne doit pas dépasser pas 32.100 euros (soit un peu plus de 2.675 euros par mois) pour les prestations de services, ou 80.300 euros (soit 6.691 euros par mois). Ces seuils seront ajustés annuellement pour prendre en compte l’inflation. La TVA n’est pas applicable. Les auto entrepreneurs établissent donc une facture sans TVA. La comptabilité est simplifiée, il n’y a pas de comptes annuels à présenter ni de bilan à établi. La compta est limitée à l’obligation d’établir un livre sur lequel figureront les achats et des recettes (un simple cahier suffit). Rappelons que cette loi du 4 août 2008 (parue au Journal Officiel de la République Française le 5 août) est applicable depuis le 1er janvier 2009.

Par : http://www.autoentrepreneurs.com/a-qui-sadresse-ce-statut.html

Auto-entrepreneur et micro-entreprise.

La loi de modernisation de l’économie ou LME votée l’été dernier a apporté de nombreux éléments favorables pour tous ceux qui rêvent de créer leur propre activité mais n’osent franchir le pas craignant la complexité de la création d’une entreprise et des charges sociales inadaptées à leur début d’activité. Le nouveau statut d’auto-entrepreneur s’appuie sur le statut de la micro-entreprise que l’on devrait renommer pour éviter une confusion vraiment courante. La micro-entreprise n’est pas en effet un type d’entreprise mais un régime fiscal. Le terme micro-entreprise est largement utilisé à mauvais escient pour désigner les très petites entreprises ou TPE. En fait lorsque vous démarrez une activité en micro-entreprise, vous constituez une entreprise individuelle classique enregistrée au registre du commerce ou à la chambre des métiers suivant votre activité. La différence est que fiscalement, vous optez pour la détermination de vos revenus pour le régime fiscal de la micro-entreprise, un système forfaitaire qui supprime l’obligation de définir le résultat de votre activité à l’aide d’une comptabilité chargée de regrouper d’un côté vos recettes (vos ventes) et de l’autre vos charges de fonctionnement (achats de marchandises ou de matières, charges sociales etc.), ceci dans le but de définir le résultat (profit) que vous avez tiré de votre activité. Dans le cadre du statut fiscal de la micro-entreprise et de l’auto-entrepreneur, vos charges vont êtres estimées de façon forfaitaire suivant le type d’activité de ventes ou de prestation de services ou l’activité libérale que vous allez exercer. Ce qui supprime le nécessité de tenir une vraie comptabilité. Le seul besoin pour définir la part de vos charges étant de connaître le montant de votre chiffre d’affaires. Autre simplification, la franchise en base de TVA. qui supprime pour l’entreprise la gestion fastidieuse de la TVA. Vous n’appliquez pas de TVA sur les ventes et vos factures comportent une mention spéciale indiquant que la TVA n’est pas applicable. En contre partie, vous ne récupérez pas la TVA sur vos achats et sur vos immobilisations, ce qui prédispose le régime micro à des activités ne demandant que pas ou peu d’investissements. Là encore, une confusion fréquente consiste à croire que vous êtes exonéré de TVA parce que vous êtes en régime micro-entreprise. En fait, n’importe quelle entreprise, se trouvant sous le plafond de franchise de TVA est exonérée quelque soit son statut, sauf option volontaire pour être soumis à la TVA. Dans ce que vous perdez le bénéfice du statut micro. Le plafond de chiffre d’affaires en franchise de TVA étant plus élevé que celui la micro-entreprise fait que vous bénéficiez automatiquement de cette franchise de TVA. Enfin pour ce qui concerne l’auto-entrepreneur, la dispense d’enregistrement au RCS ou au RM. Il n’y a donc pas, dans ce cas de création de l’entité “entreprise individuelle”, évitant par là même les frais de chambre consulaire et de publication légale.

L’apport de la LME.

La loi de modernisation de l’économie a apporté dans son volet “Création d’entreprise” des nouveautés intéressantes qui sont passées un peu inaperçues tant le volet “Grande distribution” à pris une part importante de la couverture médiatique. Parmi ces nouveautés : - Cotisations sociales forfaitaires sans cotisation minimum, pas de chiffre d’affaires pas de cotisations. - Le créateur n’a plus la crainte de payer des cotisations supérieures à son chiffre d’affaires pendant sa phase de création et de développement. - Dispense de la constitution de l’entreprise individuelle dans le cadre du statut d’auto-entrepreneur et démarrage d’activité sur simple déclaration auprès de l’organisme compétent. - Le créateur peut arrêter son activité aussi facilement qu’il la démarrée. - Renforcement de la protection des biens personnels du créateur, pour les biens qui ne participent pas à l’activité. - Possibilité de cumulé un emploi salarié ou une retraite avec l’activité indépendante en statut micro. - Exonération de taxe professionnelle pendant les trois premières années d’activité en cas d’option pour le régime micro-social et micro-fiscal. - Dispense de stage payant de préparation à l’installation habituellement obligatoire pour les personnes exerçants une activité artisanale.

L’esprit d’indépendance.

Auto-entrepreneur, je trouve ce terme vraiment bien choisi, il devrait lever bien des réticences. C’est un peu comme si on vous autorisait cette fois à apprendre à être entrepreneur, à être l’autodidacte de l’entreprise, l’AUTO-ENTREPRENEUR. Le gouvernement à en effet concocter un statut qui vous laisse le temps de vous former à la gestion d’entreprise. Les statuts d’auto-entrepreneur et de la micro-entreprise vous ouvrent la porte du monde de l’entreprise, et, à la condition d’aimer apprendre, vous allez vous former progressivement à la gestion de l’entreprise un peu comme la conduite accompagnée. Bien sûr ce sera à vous de trouver l’accompagnateur et ces précieux renseignements, certains le trouveront sur Internet d’autres dans des salles de stages, chacun fera selon son goût, mais le plus important est que chacun a là l’occasion de se réaliser. Alors lorsque vous terminez votre travail, si vous reculez pour avoir une vue d’ensemble et qu’à ce moment là vous vous sentez fier de ce que vous venez d’accomplir. Vous pouvez être auto-entrepreneur, un bon auto-entrepreneur dont les clients seront satisfaits, car n’oubliez pas que c’est avant tout pour être à leur service que vous allez devenir votre patron.

Auteur : http://auto-entrepreneur-micro.fr/

Auto entrepreneur ou micro entreprise ?

Une entreprise individuelle est composée entre autre, de deux régimes (fiscaux) principaux :

  • - la micro entreprise.
  • - l’auto entreprise.

Dans les deux cas, la simplification comptable et de fonctionnement sont de mise. Il n’y a pas de TVA à payer dans la limite des plafonds de 32.000 euros de chiffre d’affaires par an pour les prestations de services, et 80.000 euros pour les ventes (matériel, produits, etc…). Il est possible d’avoir une activité qui fasse à la fois de la vente, et de la prestation de services. Dans ces conditions, le chiffre d’affaires total annuel ne doit pas être supérieur à 80.000 euros, dont 48.000 euros de CA maximum pour la partie “ventes. A noter une autre condition : votre imposition (sur les revenus payés en 2007) par part, ne doit pas être supérieure à 25.195 euros (révision annuel de ce plafond) Le gros avantage pour l’auto entrepreneur : pas d’inscription au registre du commerce (si l’on reste dans la limité du chiffre d’affaires indiqué ci-dessus, chiffres qui seront révisés en janvier 2010), pas de TVA, et surtout, paiement libératoire de l’impôt et charges sociales trimestriellement (mensuellement possible à partir de Juillet 2009) par un simple % sur les recettes réelles encaissées. S’il n’y a pas de recettes, pas non plus de charges ni impôts). exemple : vous encaissez 200 euros pour une prestation de services. Vous paierez 23 %, soit 46 euros (correspondant à vos charges et impôts). Le bénéfice, soit 154 euros restera dans votre poche (bien sur, vous devrez payer vos factures si besoin, avec cette somme). Il n’y a aucun risque à adopter ce statut puisqu’en cas de non recette, il n’y a aucunes charges ni aucun impôts à payer.

Par : http://droit-finances.commentcamarche.net/forum/affich-3979753-auto-entrepreneur-ou-micro-entreprise